
En cette fete nationale, il nous semblait important de donner quelques nouvelles...
Nous sommes depuis vendredi soir très tard a Gorizia, a la frontière slovène, ou nous avons finalement atterri après un siècle dans un train.
Andrea, notre hote de l étape est venu nous chercher et nous a présenté notre suite... une grande pièce avec salle de bain et bureau, la grange classe... Le lendemain, nous partons a l assaut de la cité après 12 heures de sommeil. Anddrea nous prete meme deux vélos qui nous sont dun grand secours pour notre parcours dans la ville, ou plutot les villes, de Gorizia en Italie et Nova Gorica, sa voisine slovene.
Incroyable une frontière entre deux villes, autrefois entre deux mondes... Meme si, selon andrea, il n'y a pas grand chose a voir a Gorizia, pour nous, le plus important, c'est cette atmosphere incroyable qui se degage de ces villes voisines, separees par rien de plus qu'une petite ligne symbolique aujourd'hui, mais qui signifie tellement plus...
Petite mise en contexte historique... Nous sommes sur la piazza transalpina, face a l'ancienne gare de Gorizia. La ville a connu son age d'or sous la domination de l'Empire Autrichien. Gorizia, situee dans une vallee, etait alors la "Nice Autrichienne", et bien desservie par la ligne de train Vienne-Trieste. Les choses changent avec les guerres mondiales : apres la premiere, la ville devient slovene, apres la deuxieme, Italienne, et ce non sans debats. L'armee Americaine est restee presente dans la region jusqu au debut des annees 1950. Dans un premier temps, ces derniers avaient tout interet a appuyer l'Italie, puis lorsque Tito s'est eloigne de Staline, a se tourner vers la Yougoslavie. En 1947, un trace des frontieres est donc arrete : l'Italie perd enormement de territoires, dont l'Istrie et la Dalmatie, et la gare nord de Gorizia et toutes les voies ferrees reviennent a la Yougoslavie. Tito ne rate pas l'occasion pour narguer ses voisins : il erige en haut de la gare une grande etoile rouge, et fait construire au nord de la plaine une ville nouvelle, Nova Gorica. De fideles partisans viennent s'y installer depuis les regions voisines.
A l'heure Europeenne, cette place est donc tout un symbole, et incarne une paix retrouvee et un dialogue.
Nous, on s'amuse a tourner autour a velo...
Il ne faut cependant pas tout idealiser, Gorizia, sous ses allures de paisible cite provinciale, est loin d'etre un havre de tranquilite, et les rivalites communautaires, renforcees par l'histoire du dernier siecle, se font encore sentir. Nous y reviendrons !
Suite a cette petite balade, et a une laaarge pause nutritionnelle, nous repartons a velo pour les rives de l'Isonzo, la riviere qui contourne la ville. Probleme : il n'y a pas de rives... On franchit donc un pont, et continue la route vers le Mont Calvaire.
Aaaaaah, le Mont Calvaire !
"Tiens, puisque ca monte, il doit y avoir une belle vue sur la ville..." fut notre premiere reflexion.
"Waow, ca monte bien quand meme..." la deuxieme
La troisieme sera difficile a reconstituer, melange de grommellements cadences par la montee, selon ce qui nous restait de souffle : GRMBLBLFFFFLMGNAN !
Enfin, on est montees, et en haut, pas de vue du tout, donc on est redescendues a toute vitesse, c'est tellement mieux ! On a meme joue aux aventurieres en se trempant les pieds dans un petit ruisseau qui traversait une propriete privee (avec chiens mechants, et petits...)
Voila, la on n'a plus le temps d'ecrire, et on en est qu'au premier jour... on n'est pas sorties de l'auberge, nom de nom !
La, on ressort se balader et voir des gens, donc, la suite a venir bientot...
|